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Comment prévenir l'I.R.C. ?
Comment ralentir l'évolution de l’insuffisance rénale chronique ?
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Comment prévenir l'I.R.C. ?

Il faut dépister les néphropathies avant le stade de l'insuffisance rénale chronique par :

    - L'utilisation large des bandelettes urinaires (protéinurie, hématurie),
    - la mesure de la pression artérielle,
    - le dosage de la créatininémie,
    - le calcul de la clairance de la créatinine par la formule de COCKCROFT et GAULT :

Où k = 1,23 chez l'homme et 1,04 chez la femme
Ce calcul doit être fait particulièrement chez le sujet âgé, dont la fonction rénale peut être altérée, malgré une créatininémie normale du fait de la réduction de la masse musculaire, chez l'hypertendu, le diabétique, le porteur d'une maladie urologique ou génétique pouvant altérer le rein.

Il faut diagnostiquer l'insuffisance rénale chronique installée :
  • par le dosage de la créatinine et en identifier la cause (l'imagerie rénale est un des moyens de cette identification parmi d’autres, y compris la biopsie rénale).

Il faut apprécier la sévérité et l'évolutivité de l'insuffisance rénale chronique par  :
  • le dosage de la créatininémie et l’étude de son évolution ; le calcul de la clairance,
  • la recherche de facteurs péjoratifs (hypertension artérielle, protéinurie importante…
Comment ralentir l'évolution de l'I.R.C. ?
L'évolution de L'IRC vers la nécessité d'une suppléance peut prendre de longues années si le patient bénéficie d’un traitement conservateur bien conduit.
Elle peut même parfois être évitée.

On peut ralentir cette évolution, grâce à différents mesures simples :
  • La pression artérielle doit être strictement contrôlée (intérêt des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine). Elle doit idéalement être inférieure à 130/85.
  • Les facteurs de risque vasculaire doivent être supprimés (en particulier arrêt du tabac, et traitement d’une hypercholestérolémie).
  • Le contrôle de la glycémie doit être optimal, en cas de diabète,
  • Des mesures diététiques doivent être prises, telles que la limitation des apports de protéines et de sel…
  • Les risques iatrogènes (c’est à dire des effets nocifs de certains traitements ou examens complémentaires) doivent être prévenus :
    - Produits de contraste iodés (bien peser l'indication d’un examen nécessitant l’injection d’iode, comme par exemple une artériographie ou une urographie intra-veineuse, bonne hydratation en cas de nécessité absolue de cet examen)
    - Anti-inflammatoires non stéroïdiens (préférer les antalgiques simples, comme le Paracétamol et les corticoïdes si nécessaire)
    - Antibiotiques…

Le dictionnaire Vidal est un instrument précieux pour éviter les erreurs de prescriptions, les interactions médicamenteuses nocives, et adapter les doses de médicaments au degré de l’insuffisance rénale…

Il faut préparer le traitement de suppléance :
- Contrôler très tôt :
  • L'anémie (prescription de fer, d’érythropoïétine),
  • Les troubles hydro-électrolytiques,
  • Les troubles phosphocalciques de l'insuffisance rénale chronique.
- Vacciner contre l'hépatite B,
- Maîtriser les pathologies associées (pathologie cardiaque, vasculaire, dyslipidémie…)
- Préserver le capital veineux des membres supérieurs (pas de prise de sang ou d’injection sur les avant-bras et les bras ; utiliser les veines des mains)
- Informer le patient sur les différentes techniques de suppléance et la greffe le plus tôt possible,
- Maintenir un bon état nutritionnel,
- Inscription rapide sur la liste d'attente de transplantation, si celle-ci est envisagée, et après avoir effectué le bilan nécessaire.

Il est possible d'éviter l'insuffisance rénale chronique dans 10 % des cas, d'en freiner l'évolution vers le stade terminal très souvent, et, dans tous les cas, de mieux préparer le malade au traitement de suppléance, en prévenant les complications et en lui apportant une information adaptée.
Cela nécessite la coordination des différents intervenants : médecins généralistes, spécialistes (cardiologues, endocrinologues, internistes…), et médecins néphrologues.

En pratique :

Tout sujet : dont la créatininémie est supérieure à 150 µmol/l, ce qui signe déjà une insuffisance rénale patente (mais il est important de calculer la clairance par la formule de Cockroft et Gault), doit être adressé pour avis au néphrologue afin de permettre un suivi coordonné et la préparation à la suppléance future si celle-ci devient nécessaire.